La naturopathie ?

Vous l’ignorez peut-être, mais depuis un peu plus d’un an, j’ai entrepris un grand virage dans ma consommation, le but étant de manger mieux et de réduire mon empreinte écologique. Je suis encore très loin de la perfection à ce niveau, mais l’écologie prend de plus en plus de place dans ma vie, avec la tendance zéro déchet, les boycotts de marques encourageant l’esclavage moderne ou travaillant avec Monsanto par exemple. Ou même les entreprises ne payant pas d’impôts en France tout en étouffant nos producteurs ou nos petits artisans, magasins.

En bref, je deviens consommactrice et je me renseigne de plus en plus sur les moyens de m’améliorer au quotidien. Ce qui demande un changement profond des habitudes et une sortie de ma zone de confort. Mais j’aime ça. Je me sens utile, à mon échelle. Ce n’est pas parce que je ne veux pas d’enfants que je dois consommer aveuglément et vivre de la souffrance des autres en en ayant rien à foutre.

Vous allez me dire, quel est le rapport avec un blog spécialisé dans mes aventures de chercheuse d’emploi ? Eh bien suite à mon dernier article, j’ai commencé à dresser une liste des connaissances et compétences acquises, notamment en autodidacte, et de mes centres d’intérêt. L’écologie et la protection animale arrivent en tête de liste.

Le problème de la protection animale, c’est que ce qui m’intéresse ne se trouve qu’en bénévolat. Et le bénévolat, c’est très gratifiant, mais ça ne remplit pas l’assiette et surtout les compétences acquises n’ont aucune importance pour le recruteur. La France c’est le pays qui se touche sur les diplômes, et on peut acquérir toutes les compétences du monde, sans diplôme ça ne sert à rien.

J’ai aussi fait du petsitting pendant des années, mais aujourd’hui je ne peux plus garder d’animaux chez moi en raison des soucis de moisissures très visibles de mon appartement (pourtant je nettoie hein, mais même la javel ne suffit plus) et de mon chat qui n’accepte pas les autres animaux (hors de question de lui imposer ce stress). Je pourrais garder les animaux chez les autres, mais les gens sont très méfiants -et je peux les comprendre- et surtout je ne suis pas mobile, n’ayant ni permis ni voiture. Sans parler de la concurrence des petsitters de la « campagne » avec leurs immenses enclos pour pas cher…^^

L’écologie, je la soutiens en sensibilisant au maximum mon entourage, en votant en accord avec mes valeurs (oui, j’ai très mal vécu les résultats de la Présidentielle et je ne suis pas prête de soutenir notre chef d’État) et en agissant à mon échelle pour réduire mes déchets, en apprenant à lire une étiquette et à décoder l’enfumage marketing, entre autres.

Le métier de naturopathe me fait de l’œil depuis un certain temps déjà. Cependant, en France, c’est un métier qui n’est pas vraiment réglementé. N’importe qui peut se prétendre naturopathe après avoir suivi une petite formation sur internet. Cependant, si je dois le devenir, je ne veux pas suivre la première formation venue, et je veux une certaine reconnaissance dans le milieu.

Problème : j’ai envoyé une enquête métier aux naturopathes du coin, mais aucun n’a daigné me répondre. Pourtant, j’ai été polie, je me suis excusée du dérangement et je n’ai pas envoyé un questionnaire long comme le bras… tant pis.

J’ai donc été fouiller du côté des offres d’emploi pour voir si les entreprises cherchaient un profil ou un diplôme en particulier. Dans l’ensemble, non, les gens cherchent juste des naturopathes diplômés avec de l’expérience (évidemment) mais ne sont pas regardants sur la provenance du diplôme. Sauf pour certaines offres sur lesquelles un diplôme d’une école affiliée à la FENA est demandé. Si j’ai bien compris, la FENA regroupe des écoles dont le but est de dispenser une formation de qualité, de faire encadrer les étudiants par de véritables professionnels. Ce qui, déjà, se rapproche plus de mes exigences de formation.

Problème 2 : je n’ai pas envie de reprendre des études longues. Même si je ne trouve pas de travail actuellement, j’ai quand même 27 ans, alors suivre une formation de plusieurs années ne me laissant exercer qu’à partir de 30 ans… non merci. Pour moi c’est un an grand maximum.

Je suis allée regarder les sites des différentes écoles affiliées à la FENA, et après avoir exclu celles qui ne sont pas dans ma région et celles qui ne proposent que des formations longues, j’en ai retenu deux : Isupnat et Cenatho.

L’Isupnat propose deux formations : une intensive sur 15 mois et une en week-ends sur 36 mois. L’intensive est celle qui correspond le mieux à mes attentes et je correspond, en théorie, aux critères d’admission (malgré tout, vu que j’ai eu mon bac en 2007, je pense que j’ai besoin d’une remise à niveau en biologie).

Pour cette année de formation, le tarif de référence est de … 15000 euros. Pour les demandeurs d’emploi, il y a un tarif préférentiel de 11495 euros. Sachant que ce n’est que pour la formation, il faut également prévoir un gros budget livres (environ 300 euros), un budget fournitures, un budget rencontres professionnelles, et le transport… c’est totalement hors de mes moyens. Je n’ai pas de travail régulier, et mes économies n’atteignent pas le montant de l’année (et les économies en question sont là pour les coups durs, en dehors de ça je n’y touche pas). Je ne vois pas comment réunir cette somme. Le paiement est échelonnable mais quand on a pas d’argent, paiement échelonné ou non on ne peut pas payer. Et je n’ai pas cumulé assez d’heures de travail pour faire financer ma formation avec mes heures DIF (en plus je ne suis pas en poste).

De plus, je ne peux pas (et pour être honnête, je ne veux pas) faire d’emprunt. Les banques ne prêtent pas aux gens comme moi qui ont des maladies génétiques dégénératives. J’en avais déjà parlé avec mon conseiller qui me l’avait confirmé (il était désolé pour moi mais ne pouvait rien faire pour m’aider). Et puis je ne me vois pas faire d’emprunt sans garantie de travail à la sortie. Car oui il y a des débouchés, la France manque de naturopathes, mais si je veux m’installer là encore il y aura un coût, et si je veux chercher un emploi là encore je vais me heurter au barrage de l’expérience malgré l’immersion professionnelle prévue par la formation. Je n’ai personne dans mon entourage à qui emprunter non plus, encore moins une telle somme. L’école dit qu’il y a un suivi après la formation pour permettre aux jeunes naturopathes de s’installer mais j’ai du mal à croire au Père Noël.

Le Cenatho propose deux formations qui m’intéressent :

Celle de praticien de santé naturopathe, sur 16 mois, qui inclut également un stage d’été et 18 jours de TPD.

Celle de conseiller en boutique bio, qui dure 20 jours de cours et 10 jours de stage.

La première est évidemment la plus complète, celle qui m’intéresse le plus (sincèrement je lis la plaquette avec le programme et ça fait vraiment envie) mais c’est évidemment la plus chère : 10950 euros, hors coûts annexes comme les livres, le transport, ou les stages (sur la plaquette ça parle d’un stage en Belgique dans un hôtel 3 étoiles… donc le train, l’hôtel, etc). Là aussi, c’est hélas totalement hors de mes moyens, même avec un paiement fractionné. Je n’ai pas cette somme sur tous mes comptes en banque réunis.

La deuxième est moins complète mais offre des débouchés intéressants, bien que limités : création ou reprise d’une boutique bio, vendeur conseil en boutique, consultant conseil en laboratoire, commercial, ou même installation en tant que conseiller en bio-nutrition. Sans parler des déclinaisons possibles comme l’animation, les stages-découverte, etc. Elle coûte quand même 1800 euros, hors frais annexes comme le transport. C’est une somme plus « facile » à trouver mais malheureusement, je n’arrive pas à trouver de travail pour la réunir. J’ai cette somme sur mon compte en banque mais la débourser me mettrait en difficulté en cas de coup dur.

De plus, suivre une formation demande aussi de passer le PSC1, ce qui coûte en moyenne 75 euros hors coût du transport, ainsi qu’une consultation chez un naturopathe, ce qui coûte en moyenne 60 euros (pour le minimum syndical).

L’idéal serait de trouver un job de quelques mois pour avoir la somme, mais si c’était si simple, j’en aurais un depuis longtemps et je ne m’interrogerais pas sur une reprise d’études. Je suis donc un peu coincée, car très intéressée pour me former dans un cadre reconnu mais c’est hors de mes moyens. Même si c’est une formation qui mène à un travail intéressant et en accord avec mes valeurs (bien plus qu’aller aligner des conserves en rayon ou trier de la paperasse en tous cas).

Il me reste aussi la solution de la formation à distance, mais les tarifs ne sont pas forcément plus avantageux qu’une école (même s’ils permettent la formation à distance, ce qui m’arrange) et devoir aligner les billets pour le moindre stage de quelques jours ne m’enthousiasme pas réellement.

En tous cas formation ou pas j’ai les références de pas mal de livres et encyclopédies que je compte me procurer. Ça aussi, ça a un coût.

Bref, en résumé, je suis bien intéressée pour faire enfin prendre un virage à ma « carrière », en accord avec mes valeurs, mais le problème de l’argent me freine. Je ne sais pas trop comment faire financer ça, et surtout comment rembourser ensuite si ma formation ne change rien niveau emploi.

Tenter de faire un bilan

Je n’ai pas fait de bilan personnel et professionnel depuis un certain temps déjà. Il faut tenir compte du fait que je n’ai pas grand chose à dire. Je n’ai pas un parcours qui fait spécialement envie et j’ai beau m’investir comme je peux, ça ne s’arrange pas.

Mon expérience professionnelle

J’ai eu ma licence sans le stage en mai 2011 et obtenu mon stage en août 2011.

Depuis tout ce temps, en comprenant mon stage, mon expérience pro s’élève à 1 an. C’est très, très peu. D’autant plus qu’il s’agit d’expériences disparates : picking, employée de rayon, apprentie libraire, employée au courrier, stagiaire traductrice…

Bon, si je rajoute le petsitting au noir que j’ai exercé, je peux rajouter quelques années, mais ça fait partie de mes expériences pro qui ne sont pas valorisables.

Car oui, un stage n’est pas considéré comme de l’expérience « qui compte », mon apprentissage raté en librairie n’est pas valorisable, et mes expériences en magasin non plus car trop courtes… en fait, la seule expérience que je peux mettre en avant c’est ma plus récente, employée au courrier, qui a duré 6 mois. Et encore, elle est valorisable si je tais le fait que l’ambiance était déplorable à cause de ma cheffe fumeuse (le fait d’avoir choisi de partir, même si je n’étais en rien coupable, est un gros point noir pour la plupart des entreprises… bah oui, ça montre que j’ai de la personnalité et que je ne suis donc pas le mouton qu’ils cherchent !).

Mon avenir professionnel

J’ai peur de ne pas arriver à grand chose. Le handicap, la concurrence, j’ai la sensation que tout est fait pour que j’en reste au même point. Je suis dans la région parisienne et pourtant j’ai beaucoup de mal à décrocher le moindre petit contrat. Je n’imagine même pas ce que ce sera si je déménage…

Même les petits jobs « en attendant » ne me sont pas accessibles parce que justement, je suis loin d’être toute seule dans cette situation et les jobs en question sont pris d’assaut. Je n’ai pas de réponse pour caissière, équipière Mc Do (bon je doute de faire long feu à Mc Do, de toute façon) et compagnie.

J’ai tellement fait le tour des entreprises qui me sont accessibles que je ne sais plus quoi faire. Je suis abonnée à plein de sites, plein de newsletters, je guette chaque opportunité, et rien.

J’ai l’impression d’être dans une impasse.

Créer mon propre job ?

J’en ai déjà discuté avec mon homme plus d’une fois, et on en arrive au même point : le seul moyen de bosser pour moi c’est de créer ma propre entreprise. J’ai d’ailleurs déjà monté une ébauche de projet avec lui, mais sa bipolarité fait qu’il change d’avis comme de boxer : un jour il va vouloir continuer, le lendemain il va limite m’insulter d’inconsciente parce que je vais nous ruiner à cause du RSI et compagnie. Ce trait de personnalité fait que malheureusement, je ne peux pas compter sur lui à 100%. Si je m’y mets, je pense qu’il me suivra, mais il me fera comprendre bien cruellement que c’est à contrecœur et ça se traduira par un surplus de charges pour moi parce que « ah ben tu l’as voulue ta boîte, tu t’en occupes maintenant ! ».

Du coup, si je veux créer mon job, il va me falloir quelque chose que je peux gérer seule. Pas un magasin, donc. Parce que je sais très bien que mon homme finira par laisser tomber.

Le problème, c’est que dans l’immédiat je n’ai pas d’idées. Je n’ai pas non plus envie de m’associer à quelqu’un d’autre car je n’ai pas confiance en mes congénères humains. Enfin, j’ai bien une vague idée de box éthique mais il y a un nombre incalculable de box sur le marché, alors une de plus…

De plus, obtenir un financement risque d’être compliqué : j’ai récemment eu une réponse de l’Agefiph (j’avais fait une demande de renseignements) qui m’a dit qu’avec si peu d’expérience pro ils seraient trop frileux à me financer, même avec la formation « 5 jours pour entreprendre » de la CCI. On entre dans un cercle vicieux : je veux créer mon propre emploi car je n’arrive pas à en trouver, mais pour créer son emploi, il faut bosser…

Me former en phytothérapie m’intéresse toujours, d’autant plus que ça peut mener à des postes de conseillère en magasin bio, un environnement qui me plairait. Le problème, c’est que les formations existantes ne sont pas conventionnées, donc c’est à moi de mettre la main à la pâte pour me financer. L’Institut Provençal d’Aromatologie et de Bien-Être en Luberon est une référence en la matière, cependant si je veux suivre les cours par correspondance proposés (6 formations différentes, toutes indispensables à mes yeux pour pouvoir conseiller efficacement), c’est 2890 euros au total ! Somme qui peut se diviser puisque chaque cours est séparé mais il faut quand même trouver la somme. Et je ne vois pas l’intérêt d’économiser pour suivre un cours tous les 4 ans (j’exagère mais vous avez compris l’idée j’imagine) parce que je n’ai pas l’argent pour me les payer. On m’avait déjà proposé de faire une cagnotte car des gens sont prêts à m’aider, mais je préfèrerais qu’on m’offre un job pour pouvoir me payer cette formation moi-même. Et puis je m’en voudrais si je faisais une cagnotte sans pouvoir rembourser ou tout simplement si malgré la certification je ne parviens pas à trouver de job par la suite. En plus, cette somme, c’est uniquement pour les cours, pas pour les stages pratiques dispensés à côté (et pour lesquels il faut trouver le financement aussi, entre le stage, le transport, peut-être l’hébergement…).

Les mêmes problèmes qui reviennent en boucle

Mes barrières sont toujours les mêmes.

Pas suffisamment d’expérience professionnelle pour que mon CV retienne l’attention : cependant, si personne ne me laisse ma chance pour les jobs intéressants, je ne suis pas prête de pouvoir retenir l’attention de quiconque.

Pas de financement : pour me former dans le domaine qui m’intéresse, il me faudrait de l’argent, mais sans job, ce n’est pas mon AAH qui va me payer cette formation. L’AAH sert à financer mes soins et ma part de factures. Une fois les factures payées, il ne reste que des cacahuètes. A ce rythme, je ne me formerai que dans 10 ans, et encore…

Créer son job, ça ne se fait pas comme ça. Je n’ai pas d’expérience pro, je n’ai pas de relations histoire de me financer plus facilement, je pars de rien. Si certains réussissent à partir de rien, l’absence de soutien moral comme financier autour de moi ne m’aide clairement pas. Peut-être ne suis-je pas assez débrouillarde pour me lancer seule ?

Bref, toujours les mêmes soucis, ma situation n’évolue pas vraiment et je ne vois pas comment la faire changer.

Ces offres d’emploi mensongères destinées à appâter le chaland

Ces derniers temps, je fais face à un phénomène qui m’agace de plus en plus : des offres d’emploi avec une fausse durée, destinées à appâter le chaland à qui on propose des contrats beaucoup moins avantageux une fois recontacté.

J’explique : vous êtes tout foufou, vous venez de trouver une offre d’emploi de longue durée (6 à 18 mois), vous postulez, on vous recontacte, vous avez un entretien, mais l’offre est passée à un mois soit-disant renouvelable, voir moins.

C’est ce qui m’est arrivé avec la banque, à la base j’avais postulé pour un an (ou 18 mois je ne sais plus), une fois devant la boîte d’intérim c’était deux mois, et une fois dans la banque, c’était un mois. J’en avais d’ailleurs fait le reproche à ma recruteuse, qui m’a répondu un peu péteuse que c’était tout à fait légal et très courant. J’ai du mal à comprendre cette nécessité de mentir pour faire postuler les gens quand on voit que la moindre petite offre de quelques jours est prise d’assaut (si du moins on se fie aux statistiques du site de Pôle Emploi qui affiche le nombre de candidatures).

Le problème c’est que ce n’était pas la première fois que je tombais sur une offre mensongère, ni la dernière d’ailleurs puisque cette semaine j’ai été de nouveau rappelée : or cette fois j’ai pensé à demander immédiatement quelle était la durée de l’offre et ça avait encore baissé.

Cependant je m’en tiens à mes restrictions, je n’accepte rien à moins d’un mois, et encore, je devrais plutôt refuser à moins de trois : le moindre « petit » job me met un foutoir monstre dans mes déclarations trimestrielles et on m’en enlève ensuite le double, voir le triple sur mon AAH. Un job ne devient réellement « rentable » qu’à partir de deux ou trois mois (selon ce qu’ils veulent bien me donner, ça change chaque trimestre). Du coup, je perds encore plus de temps à postuler à des offres censées répondre à mes critères alors qu’en réalité, non.

Le pire, c’est ce les entreprises qui émettent ces offres se permettent de culpabiliser le demandeur d’emploi lorsqu’il refuse, après que le mensonge ait été dévoilé : bah oui, il faut accepter le premier job venu, même quand on y perd de l’argent, parce que sinon on est un vulgaire parasite de la société.

C’est mignon, mais baser une future collaboration sur une arnaque, ce n’est pas vraiment l’idéal. Un employé qui a été forcé d’accepter un job ne sera jamais aussi bon que quelqu’un qui est venu en connaissance de cause, même à contrecœur.

C’est quand même triste d’en arriver là. Il n’y a tellement plus d’offres intéressantes que maintenant il faut mentir pour recruter des collaborateurs ? N’est-ce pas le signe que quelque chose ne va pas ?

Recalée

Comme je vous expliquais dans mon précédent article, la banque ne semblait pas bien pressée de me donner une réponse. On m’a fait remarquer que lorsqu’une réponse à un entretien n’arrive pas à la date attendue, c’est que généralement, ça pue. Effectivement, ça puait, car après avoir rappelé la dame de la BIH il s’est avéré que j’ai été recalée (et la banque n’a prévenu que le lundi matin).

Bien entendu, la banque n’a pas donné la moindre raison, je sais juste que c’est le chef d’équipe qui a décliné ma candidature. Le plus étonnant c’est que des trois personnes que j’ai rencontrées, c’est lui qui semblait le plus emballé. Comme quoi il ne faut pas se fier aux apparences !

La dame de la BIH m’a donné quelques précisions sur le process de recrutement : le candidat rencontre d’abord la RH, et si jamais son profil lui plaît, elle appelle le manager pour un deuxième entretien. Du coup, moi qui pensais ne pas avoir plu à la RH qui avait semblé agacée plusieurs fois au cours de l’entretien, c’était en fait l’inverse. C’est justement parce que je l’avais convaincue que j’avais pu voir le manager.

D’ailleurs, la dame m’a bien précisé que c’était LE manager qui avait refusé ma candidature (j’ai rencontré deux managers, un homme et une femme, en même temps).

Donc en fait, je m’étais plantée sur toute la ligne concernant ma performance, puisque c’est celui qui m’a paru le plus enthousiaste qui à la finale m’a refusée, et celle que je pensais avoir déçue était en fait la plus convaincue du lot.

Le problème, c’est qu’évidemment la banque n’a donné aucune raison à leur refus : je ne sais donc pas ce qui a cloché. La dame de la BIH m’a dit que si ça se trouve ça ne venait pas de moi, mais qu’ils avaient probablement reçu un candidat avec plus d’expérience et que donc ils ne s’étaient pas pris la tête avec moi (j’ai de l’expérience dans le courrier, qu’on m’a maquillée en expérience dans l’assistanat administratif, mais ça restait du simple courrier… or de nos jours il faut savoir tout faire même pour un poste peu ou pas qualifié). Mais peut-être aussi que quelque chose les a repoussés pendant mes entretiens, et si c’est le cas, j’aurais aimé le savoir pour ne pas reproduire l’erreur.

Hélas, c’est extrêmement rare que les recruteurs prennent la peine de dire au candidat ce qui ne va pas. Ils n’ont pas forcément le temps, mais dans ce cas précis, la banque n’a pas reçu énormément de candidats et pouvait bien prendre la peine de rédiger deux lignes sur les raisons du refus. Si ça se trouve, mes échecs en entretien d’embauche sont tous dus à la même chose mais comme personne n’a pris la peine de m’en parler ça peut durer encore longtemps. Mon côté franc du collier ? Mes difficultés à jouer le jeu hypocrite de l’entretien dans lequel je suis censée mettre en avant des qualités que je n’ai pas, un enthousiasme que je n’ai pas ? Mes handicaps ? Ma tronche (je suis consciente que ne pas me maquiller me disqualifie pour pas mal de monde) ? Mes soucis pour valoriser mes expériences difficilement valorisables ? Si je ne sais pas quel est le problème, comment travailler dessus (du moins si je le peux, parce que si c’est mon handicap qui dérange je ne pourrai pas y faire grand chose) ?

La dame de la BIH m’a dit qu’elle allait tenter d’avoir des précisions mais elle m’a confirmé qu’il est rare d’avoir des retours. Elle m’a rappelée peu de temps après pour me proposer un nouveau poste, au moins mon échec n’a pas été disqualifiant à ses yeux, c’est déjà quelque chose de positif : je connais bon nombre de boîtes d’intérim qui au premier échec vous raye des listes pour ne jamais vous recontacter. Au moins là il me reste une chance, même si je suppose qu’elle laissera tomber aussi si j’échoue trop souvent. D’où l’intérêt de savoir ce qui ne va pas…

Pas pressés pour des gens qui avaient un besoin immédiat

En plus de mon entretien, cette semaine aura été ponctuée par une nouvelle frasque de Pôle Emploi Compiègne dont un employé s’est senti obligé de poster une infographie particulièrement ridicule (si c’est ça le demandeur d’emploi modèle, alors je suis très mauvaise élève) et a entraîné un bad buzz :

Toujours cette volonté de contrôler ce que fait le chômeur, de lui dicter ce qu’il doit faire parce que s’il ne trouve pas, c’est forcément sa faute, c’est qu’il s’y prend mal. Sans parler du coup des petits jobs, c’est mignon mais c’est précaire et souvent ça devient le job principal parce qu’il n’y a pas de bons boulots pour tout le monde. Si seulement les moralisateurs du genre pouvaient se mêler de leur derrière ! Chaque demandeur d’emploi a ses méthodes, ses horaires. Il sait comment se goupille son secteur et comment s’y adapter (du moins, pour ceux qui sont indépendants, je ne nie pas que certains ont besoin d’aide). Il n’a pas besoin d’infographies infantilisantes pour gérer son temps. Ni de réflexions méprisantes.

J’ai également appris grâce à Angie une autre déclaration crasseuse, cette fois à la radio, par Eric Brunet, mais ça a fait moins de bruit. Il a proposé le sondage suivant :

Encore un cas typique de quelqu’un qui aime son travail, s’y sent bien, et prend son cas pour une généralité sans penser à tous les jobs pénibles qui peuvent exister et sans réfléchir au phénomène du burn-out. Il serait de bon ton de ne pas oublier qu’être heureux au travail est une chance. Notre monde du travail éloigne de plus en plus l’humain afin de privilégier les profits d’une minorité de déjà-riches et les petits sont pressurés au possible, même au delà. Des gens mettent fin à leurs jours à cause du travail. Parfois même à cause de la recherche de travail, tant la pression sociale est intense. D’autres encaissent, mais rentrent en pleurant, en craquant devant leurs enfants, leur famille. Certains n’ont même plus de vie perso tant le travail bouffe tout leur temps. Et on ne leur laisse pas le choix, car non seulement le chômage est mal vu mais en plus ils n’ont aucune garantie de retrouver quelque chose derrière s’ils démissionnent.

C’est ça, la réalité de la majorité des gens.

Si vous avez un travail génial, grand bien vous fasse, mais lorsque vous voulez vous exprimer sur le sujet, n’oubliez jamais que vous n’êtes pas représentatifs de toute la population.

Bref, bref, bref, revenons à nos moutons, vous devez vous dire que pressés comme ils semblaient être, mes banquiers m’auraient déjà donné la réponse. Eh bien non.

Lors de l’entretien de lundi, le responsable m’a dit qu’il voulait me voir commencer le plus vite possible car le besoin était urgent, et le vendredi en début d’après-midi, toujours rien. Bon, peut-être n’avait-il pas pris en compte le jour férié, c’est possible (quand on a beaucoup de taf, j’imagine qu’on y fait pas trop attention), j’ignore s’ils font le pont mais probablement pas. La RH, elle, avait été plus soft en me disant que j’aurais la réponse le vendredi, mais je pensais que si le besoin était si urgent que ça le responsable l’aurait convaincue de me prendre de suite.

Après je vous avoue que je ne suis pas si pressée que ça de mon côté, j’ai caché mon endométriose aux recruteurs et mes règles arrivent généralement en début de mois, donc pile au début de mon potentiel contrat, l’idéal pour se faire remarquer en mal d’entrée de jeu.

J’ai attendu la fin de la journée, puis je me suis décidée à appeler la BIH histoire de savoir s’ils faisaient le pont ou non (la banque ne me l’avait pas précisé, et la recruteuse de la BIH m’avait dit qu’elle me rappellerait le vendredi, que je sois prise ou non, pour faire le point), la secrétaire a décroché mais ma recruteuse était déjà partie.

Je dois vous avouer que je suis perplexe, je suis sans doute impatiente (ce n’est pas nouveau) mais là je passe d’un sentiment d’urgence suite à l’entretien, où on me dit d’être prête à commencer dans la semaine, à un silence radio totale tant de la part de la banque que de la boîte d’intérim. Il y a peut-être juste eu un oubli de pont, car j’ignore si la banque faisait le pont (pas celles de mon quartier en tous cas) mais ça me paraît quand même étrange. D’autant plus que j’ai reçu… une pub de la boîte en question sur mon mail pro, ce que je n’apprécie pas du tout. Mon mail pro est de plus en plus envahi de pub à cause de recruteurs malhonnêtes qui en plus de me refuser (sans forcément prendre la peine d’envoyer un mail de refus en plus !) utilisent mon mail à des fins commerciales. Sachant que généralement une pub en appelle une autre car les publicitaires s’échangent/se vendent les mails des particuliers entre eux.

Bref, j’aurai sans doute le fin mot de l’histoire mardi (les banques sont généralement fermées le lundi) mais je vous avoue que je ne suis pas très optimiste. C’est dommage car même pour un mois un salaire pareil ça met du beurre dans les épinards, surtout quand on a toujours aucune nouvelle de la MDPH pour son renouvellement.

Et l’entretien fut

Il a bien fallu se jeter à l’eau après l’annonce comme quoi la banque acceptait de me recevoir pour un entretien. J’étais évidemment un peu stressée, ne sachant pas trop dans quoi je mettais les pieds, mais j’ai réussi à trouver une tenue correcte. Tenue que je n’ai pas pu mettre le jour J car après plusieurs jours de temps très doux, le jour de mon entretien la chaleur est revenue, écrasante (en fait mon pseudo devrait plutôt être Blanche de la Poisse). Exit la petite chemise (elle fermait mal pour cause de gros nénés, donc bon, je ne suis pas passée à côté de grand chose), j’ai enfilé un T-shirt, pris une veste légère pour cacher l’eczéma sur mes bras et un pantalon noir classique, et en voiture Simone. Et si les recruteurs ne sont pas contents, tant pis, je n’allais pas m’étouffer dans ma sueur pour eux.

La dame de la boîte d’intérim pour handicapés (appelons l’entreprise BIH, j’ignore si ça existe pour autre chose, mais ici ça désignera cette entreprise) m’a appelée dans la matinée, pour faire un dernier point, ce qui m’a un peu agacée car je m’activais pour me faire de la monnaie pour le bus et pour manger un peu avant de partir. D’autant plus que c’était pour échanger des banalités sur l’entretien et s’assurer que j’étais préparée. J’avais l’impression d’être une ado pressée par ses parents pour son premier entretien…

Je suis donc arrivée sans trop de mal (je ne me suis trompée de chemin qu’une fois, un record). On m’avait dit d’arriver environ 15 minutes en avance mais comme je me suis trompée de chemin, je suis arrivée pile à l’heure. Je ne sais pas si c’est lié, mais du coup la RH m’a faite attendre un peu plus de 10 minutes en bas. C’était une femme plutôt jeune, probablement tout juste la trentaine, mais qui surtout me disait quelque chose. Son nom m’était vaguement familier et une fois face à face, c’était encore plus flagrant. Elle-même a froncé les sourcils, comme si elle me reconnaissait. Mais au vu de mon parcours, et du sien, on a été incapables de se souvenir de l’endroit où on s’était vues. Pourtant nous nous connaissions. Comme quoi le monde est petit, parce que je n’ai vraiment pas vu grand monde depuis que je suis dans la région parisienne (et en plus je ne suis pas physionomiste).

Malgré cela, l’entretien est resté très formel. Je n’ai pas eu droit à des réflexions sur le maquillage ou la tenue, ni de questions interdites, mais par contre des questions assez classiques sur mon parcours, mes compétences, les qualités, les défauts, ce que j’attends du poste (de la thuuuuuuuune !!!), pourquoi moi et pas un autre, etc. Elle m’a ensuite ramenée dans une salle d’attente et est allée chercher mon futur responsable pour un autre entretien, pour que lui aussi puisse se faire une idée de moi.

Le responsable est venue avec une femme, qui est une autre responsable, notamment de la personne avec qui je travaillerai en binôme. L’entretien était déjà moins formel (il s’est repris plusieurs fois car il me tutoyait par réflexe), et on m’a expliqué le poste plus en détails. Il m’a demandé quelles qualités demandait le poste et a semblé apprécier ma réponse (même si j’ai eu un moment d’hésitation), m’a demandé de résumer la journée-type qu’il m’avait décrite (exercice réussi !) et m’a dit que comme le besoin était immédiat j’aurai très vite ma réponse.

Ce deuxième entretien avec les responsables m’a paru plus réussi que le premier car la RH n’était pas très chaleureuse (sauf au début lorsqu’on a essayé de voir d’où on se connaissait, ça nous amusait) mais je ne préfère pas mettre la charrue avant les bœufs, il y a un petit quelque chose qui me dérange, je ne saurais pas vous dire quoi. J’ai la sensation d’avoir foiré quelque chose. Peut-être une petite sensation de culpabilité vis à vis de la dame de la BIH qui m’avait demandé de ne pas parler de mes problèmes de clope dans les bureaux lors de mon précédent contrat, alors que je l’ai fait lorsqu’on m’a demandé pourquoi je n’avais pas accepté de CDI avec ma précédente entreprise.

La RH m’a aussi dit à un moment que je me contredisais lorsque je parlais des périodes de rush de mon précédent poste alors que je semblais insinuer qu’on avait pas beaucoup de boulot. En réalité c’est elle qui avait mal compris car je parlais des périodes de fêtes ou jours fériés qui correspondaient à des rushs, mais elle n’a pas semblé convaincue.

Après, ça ne sert pas à grand chose de se faire du mouron, si je suis prise tant mieux, ça me fera une expérience administrative dans un autre domaine que le courrier, sinon tant pis.

Ce que je n’ai pas du tout apprécié, par contre, c’est lorsque la RH m’a dit que le contrat n’était que d’un mois. J’ai postulé à un contrat d’un an, la dame de la BIH m’a dit que c’était deux mois, et une fois dans l’entreprise on me dit que c’est un mois. Bon, ça se prend quand même mais j’ai la sensation de m’être faite avoir. Quand je vais signer le contrat la durée sera encore réduite….? Mon homme m’a même dit d’envoyer paître la BIH pour leurs méthodes douteuses (la dame m’a avoué augmenter la durée des contrats sur les annonces pour appâter les demandeurs d’emploi) mais d’un autre côté je n’ai pas d’autres pistes pour le moment. Le responsable m’a dit que le contrat pourrait éventuellement être prolongé jusque fin septembre mais qu’après non, puisqu’ils passent sur informatique ensuite et que donc, plus besoin d’assistante administrative.

A peine sortie de l’entretien, la dame de la BIH me rappelle pour savoir comment ça s’était passé. Bon, je peux comprendre qu’ils veulent caser leurs poulains à tout prix, mais un appel le matin, un appel l’après-midi, elle n’a pas un peu l’impression de trop en faire ? Je n’entendais pas grand chose à cause de la circulation, mais je lui ai dit que je pensais que c’était bon, sauf mauvaise surprise. De ce que j’ai pu comprendre, ils n’avaient pas l’air d’avoir reçu d’autres personnes en entretien et le responsable semblait avoir besoin de renfort tout de suite là maintenant. Ce qui pourrait me laisser une chance malgré une performance médiocre.

Bref, voilà voilà, un entretien pour lequel je m’étais fait un peu trop de mouron, l’équipe est jeune et donc moins dans les clichés classiques du milieu, du moins en apparence (si ça se trouve la RH n’a pas apprécié l’absence de maquillage mais ne m’a rien dit en face, qui sait), les responsables ont l’air sévères mais sympas. Je devrais savoir rapidement si je suis prise ou non. J’espère que oui quand même, parce que c’est drôlement bien payé !

Par contre j’avoue que je n’ai pas du tout parlé de mon endométriose, je n’ai plus qu’à croiser les doigts pour que pendant ce petit mois j’aie droit à des règles supportables. 3 mois que j’en ai des atrocement douloureuses, alors si ça pouvait se calmer un peu…

Un entretien dans une banque

Voilà, le couperet est tombé : j’ai décroché un entretien dans la banque suite à mon entretien avec une recruteuse d’une boîte d’intérim pour handicapés.

J’ai donc reçu mon petit coup de fil de briefing, un peu vexée des conseils basiques, comme si c’était mon premier entretien. J’ai déjà postulé dans des banques par le passé, mais j’ai toujours été refusée soit sur des critères d’expérience professionnelle, soit sur des critères physiques car le grand cliché du « une femme qui ne se maquille pas est une femme négligée qui travaillera mal » est encore bien présent dans les mentalités. On est d’accord, c’est complètement con comme idée, mais ça perdure.

C’est un peu ça qui me fait peur. En plus du mail avec les coordonnées de l’entreprise, j’ai eu droit à un mail à part pour me demander une tenue « professionnelle » et d’être apprêtée. Déjà, c’est vexant qu’elle se sente obligée de me le rappeler. On se croirait en entretien Pôle Emploi, avec le conseiller à l’air pincé qui vous dit qu’il ne faut pas venir en entretien attifé comme l’as de pique. Non, vraiment ?

Je n’ai pas trop parlé d’un souci sur mon blog emploi, par contre sur mon blog humeurs je me suis un peu secouée : j’ai grossi. Pendant mon précédent contrat, quand je réfugiais ma colère et ma frustration en mangeant plus, puis après, quand mes traitements médicaux lourds pour réparer les dégâts n’ont pas arrangé les choses. Je ne suis pas non plus devenue obèse (mon IMC est toujours normal) mais j’ai pris du gras, pas mal de gras, et mes tenues pouvant faire pro ne me vont plus. Je n’ai jamais réellement eu de tenue type tailleur, mais j’avais des pantalons pouvant faire illusion, avec une veste blazer.

N’ayant quasiment pas eu d’entretien après l’arrêt de mon contrat, je ne m’étais pas aperçue que tout ceci ne m’allait plus. Or, les banques, c’est souvent des endroits où même la dame pipi est en tailleur, ils se la jouent grand standing, même quand on est pas en contact avec la clientèle. J’ai encore de quoi faire à peu près pro, mais rien d’affolant.

D’un autre côté, je n’ai pas envie de courir les magasins car j’ai entamé un léger rééquilibrage alimentaire couplé à une remise en forme et je vais sûrement maigrir. J’ai d’ailleurs déjà commencé à perdre, doucement mais sûrement. Alors dépenser des mille et des cent pour m’acheter des vêtements qui ne m’iront plus d’ici quelques mois, quel intérêt ? Sans compter que, dans ma démarche de réduction des déchets et de consommation éthique, je préfère acheter des vêtements qui n’ont pas été cousus par des enfants à l’autre bout du monde et trempés dans les pesticides, et forcément, ça chiffre ! Je pourrais acheter du made in China évidemment, mais je ne veux plus encourager ça.

Bref, je vous avoue qu’entre mon gras qui se voit et le fait que je ne me maquille pas, j’ai un peu peur d’avoir droit au regard méprisant et à des réflexions désobligeantes. D’être refusée d’entrée de jeu. Je me fais peut-être des films à cause de mes complexes, mais si les banques n’ont pas changé depuis mes premiers entretiens c’est ce qui va se passer.

Ce que j’ai moins compris, dans mon mail de briefing, c’est qu’on me demande de me préparer à la question « en quoi le secteur de l’assurance vous intéresse ?« . Je vais faire de la gestion de courrier, du classement de dossiers, de l’archivage, de la numérisation, de la saisie de données. Dans une banque-assurance, certes, mais ça reste des tâches qui n’ont pas grand rapport. Je ne serai pas en contact avec la clientèle et je ne vendrai rien. Donc que l’assurance m’intéresse ou non, on s’en fout un peu en fait.

Je suppose que c’est une question d’évolution au sein de l’entreprise, on peut me proposer un jour de passer conseillère clientèle ou je ne sais quoi, mais je ne veux pas, donc la question ne se posera pas. Même si j’imagine qu’il faut que je donne l’impression de vouloir faire toute ma carrière chez eux.

En plus, j’ai globalement une mauvaise opinion des assurances, donc ça n’aide pas.

Bon, évidemment, j’ai très largement moyen de broder avec des phrases bateau du genre « ça me permettra de voir l’envers du décor et de dépasser les idées reçues sur les assurances » (putain c’est beau, je vais pleurer), mais étant quelqu’un de franc, en règle générale lorsque je dis quelque chose à des lieues de ce que je pense, ça se voit. Je vais essayer de penser au poulet qui chante d’une célèbre vidéo Youtube pour éviter de hurler « HYPOCRIIIIIIIIITE » dans ma tête.

En résumé, je ne suis pas bien rassurée mais je ferai évidemment de mon mieux. Dans tous les cas je ne trouverai probablement jamais de job qui m’intéresse réellement si je ne créée pas ma propre entreprise, donc je devrai bien m’accommoder de quelque chose d’ennuyeux voir d’horripilant (une banque récemment épinglée pour son évasion fiscale, quand moi je subis le poor-bashing, bon…). Vu le salaire, si je suis prise je pourrai bien prendre quelques chemises qui une fois trop grandes deviendront des tawashis.

Par contre, j’avoue que si on m’embête au niveau du maquillage je vais foncer dans les brancards, donc j’espère qu’ils sauront rester classes ! 🙂

Un nouvel entretien

Je ne l’avais pas vu depuis longtemps celui-là 🙂

Depuis que j’ai terminé mon précédent contrat, je n’ai pas eu énormément de retours niveau candidatures, encore moins qui sont allées au delà du premier contact téléphonique (faut dire qu’il faut réussir à m’avoir, hein le réseau SFR). Un peu déprimant, mais classique, hélas.

Et puis vendredi matin, je postule machinalement à une offre, et une demi-heure après me voilà recontactée par une dame intéressée par mon profil. Le contact se passe bien, même si je la sens agacée par le fait de ne pas arriver à me joindre directement (je ne sais pas pourquoi, mais quand on m’appelle, on tombe directement sur le répondeur alors que je suis censée avoir du réseau), et nous prenons donc rendez-vous pour le lundi suivant.

En y regardant de plus près, je m’aperçois que j’ai déjà eu affaire à son entreprise, j’en avais même fait un article ici. Le contact n’avait pas été très bon et je m’étais même déplacée pour rien. Cependant, là, ce n’était pas la même agence, même si j’appréhendais un peu.

Partie tôt pour éviter les soucis de RER A, je suis encore une fois arrivée en avance car pour une fois, il n’y a eu aucun souci sur mon trajet. J’apportais avec moi une grosse liasse de documents, et j’étais d’ailleurs étonnée car tous les documents de type précédents contrats de travail me sont habituellement demandés lorsque je suis prise, pas pour un simple entretien. J’en étais même plutôt agacée car on me demandait également les numéros de téléphone de mes précédents employeurs. Hors, la boîte de mon conjoint ne m’apprécie pas et ne daigne me prendre que lorsqu’ils n’ont vraiment personne d’autre, et avec ma précédente entreprise, la séparation a été houleuse (je n’étais pas en tort, mais ce n’est jamais bien vu d’être celle qui s’en va).

J’arrive donc sur place, et miracle, on ne me fait pas attendre dehors, on m’installe dans un fauteuil bien confo (je me serais bien endormie dedans) avec un dossier à remplir, et on me laisse le temps que ma recruteuse soit disponible.

Le dossier est le même que celui qu’on m’avait fait remplir la dernière fois, et ne dit rien de plus que lors de l’entretien téléphonique, mais si ça peut leur faire plaisir d’avoir ma belle écriture de collégienne, ce n’est pas un souci.

Puis la dame est arrivée et l’entretien commence. Elle me demande de me présenter administrativement, et vu qu’elle comptait appeler mon ancienne entreprise, j’ai décidé d’y aller franco : je lui ai expliqué le souci de ma collègue fumeuse et l’inertie des supérieurs alors que ma santé était en danger, puis me suis valorisée en disant que j’avais fini le contrat malgré les problèmes, mais que j’ai décidé de ne pas aller plus loin. Au moins ça évite de dire que je les ai copieusement envoyés chier et que j’ai hésité plus d’une fois, j’avais envie de tout envoyer valser tant ma santé partait en lambeaux.

Elle a été compréhensive et m’a dit que c’était normal, mais qu’en présentant mon CV à la banque dans laquelle je serai envoyée, elle modifierait deux-trois éléments pour faire dire à mon CV que mes contrats à la librairie et à la Défense étaient de simples CDD non renouvelés et que je ne suis pas à l’origine de la rupture. Même si dans les deux cas, j’étais totalement dans mon droit, les patrons ont toujours des réticences à employer des gens qui n’hésitent pas à tout envoyer paître si ça va mal. Ils aiment les soumis, quoi. Ils vont être servis avec moi et mes soucis de respect de la hiérarchie ^^

Là où j’ai tiqué, c’est quand elle m’a dit qu’il s’agissait d’un contrat de deux mois qui servira de période d’essai puis de CDD renouvelables. J’ai postulé à une offre qui mentionnait un CDD d’un an. Elle m’a répondu, un peu gênée, que c’était fréquent d’augmenter la durée des contrats sur les offres de travail pour inciter les gens à postuler. Je ne suis vraiment pas fan de cette méthode, ça me donne l’impression de me faire entuber. Deux mois, c’est quand même moins enthousiasmant qu’un an. Même si ça se prend.

Elle m’a aussi dit que les personnes handicapées diplômées, compétentes et dont les handicaps ne sont pas gênants (j’ai totalement tu mon endométriose, j’avoue, ça risque de poser problème, mais je n’ai plus de nouvelles de la MDPH et mon chômage se finit donc, si je peux gratter un mois ou deux… :s ) sont plutôt rares, et que mon profil est donc intéressant. Sachant que j’ai moins d’un an d’expérience pro au total alors que je suis diplômée depuis 2011, j’ai quelques doutes, mais pourquoi pas. Au moins, ils paient bien, 1800 euros brut, avec une bonne mutuelle et des tickets restau/chèques vacances.

Reste à passer l’entretien dans l’entreprise d’accueil, s’ils sont intéressés par mon profil. A priori il n’y a pas que du courrier, mais aussi beaucoup d’administratif, ce qui n’est pas plus mal car le courrier est loin d’occuper une journée entière.

On croise les doigts 🙂

Comment perdre son temps sur Pôle Emploi, leçon 1

Bien qu’il existe plusieurs dizaines de sites gratuits d’annonces d’emplois, Pôle Emploi reste celui que j’utilise le plus, notamment parce qu’il est plus facile d’y satisfaire le flicage des conseillers (tous les sites ne permettent pas une copie de la candidature dans votre mail, et du coup, une preuve de candidature).

Le problème, c’est que ces dernières semaines, le filtrage des offres devient n’importe quoi et on perd notre temps. Enfin moi, j’ai l’impression de perdre le mien.

La même offre publiée des dizaines de fois

On connaissait le coup de l’offre déclinée pour tous les patelins de la Création (la même offre, mais publiée une fois par patelin, ce qui en fait souvent une dizaine). Je suppose que ça permet de donner l’impression qu’il y a du travail alors que non. Mais là, c’est vraiment la même offre, dans le même patelin, qui est publiée et republiée tous les jours. Il n’y a rien de mal à actualiser une offre, mais le souci, c’est que l’ancienne offre reste disponible. Dans mon historique, actuellement, j’ai une offre d’employée au courrier pour la même entreprise, dans la même ville, avec 14 numéros d’offres différentes et toutes encore en ligne.

C’est quoi le but, en fait ? C’est un bug, une absence de filtrage, ou c’est juste ENCORE une technique à la con pour mettre de l’eau au moulin de ceux qui prétendent qu’il y a des offres d’emploi pour tout le monde et qu’on est de gros fainéants qui ne cherchent pas ?

Inutile de vous préciser que même en postulant 14 fois (bah oui on est fliqués et avec Macron ça ne va pas s’arranger, donc…), on a pas de réponse. J’imagine que la personne doit être envahie de mails de candidature et la republication journalière ne doit pas aider… c’est le genre de « problème » qui n’encourage pas les entreprises à passer par Pôle Emploi…

Et évidemment, toi le chômeur, tu perds un temps fou à postuler à des offres probablement pourvues depuis longtemps, mais ce n’est pas grave, tu n’es qu’un chômeur, tu n’as que ça à faire de tes journées… sauf que le temps perdu, on pourrait le regagner à mieux travailler une lettre de motivation ou parcourir plus de sites (j’en découvre souvent de nouveaux ^^). Ou même prendre du temps pour nous au lieu de se dire que si on ne trouve pas c’est de notre faute 😉

Les offres partenaires actualisées alors qu’elles ne sont plus valides

Pôle Emploi propose un système d’offres partenaires : des offres présentes sur d’autres sites, publiées également sur Pôle Emploi, mais pour y postuler, il faut aller sur le site du partenaire. Bon, pourquoi pas. S’inscrire sur un site, avec tout le process que ça implique (surtout quand on ne veut pas voir son nom sur internet et qu’on vous oblige à laisser votre CV public pour candidater), c’est un peu chiant, mais on ne va pas chipoter.

Sauf que le système est mal foutu. Souvent, c’est une offre partenaire, qui est également une offre partenaire. J’explique :

Vous êtes sur Pôle Emploi, vous cliquez sur le site partenaire pour postuler. Sauf qu’une fois sur le site en question, il faut re-cliquer ailleurs pour postuler. Et ainsi de suite, plusieurs fois. Et quand vous arrivez ENFIN au bout de la chaîne…. eh bah l’offre est déjà pourvue, parfois depuis plusieurs mois ! La perte de temps à l’état pur, tu vas de site en site pour rien, et quand t’as une connexion pourrie, tu sens bien l’absence de vaseline. Je déteste que l’on méprise mon temps comme ça.

Je connais plus d’une personne qui ne clique même plus sur les offres partenaires justement à cause de ce problème, et c’est dommage, parce que l’idée n’est pas si mauvaise. Cependant, lorsqu’il n’y a aucune organisation derrière pour enlever les offres déjà pourvues… ça devient une agaçante perte de temps. Encore plus lorsqu’on signale les offres en question mais qu’on les voit toujours défiler, comme si on avait rien fait.

Bref, tout ça pour dire, quitte à faire des maintenances aussi longues sur ce site, autant embaucher des personnes pour trier les offres, ça fait de l’emploi, et ça allège le temps de recherche pour mieux se concentrer sur d’autres projets !