Mais comment savoir quel métier est fait pour moi ?

personnalité

Je suis diplômée depuis trois ans. Rien de bien folichon, une licence de langues, option traduction, qui m’a fermé des portes plus qu’elle ne m’en a ouvert. Le souci, c’est qu’au bout de trois ans, je me dis qu’il serait temps que je pense réorientation. Le truc, c’est qu’on ne se réoriente pas comme ça :

– Déjà, Pôle Emploi me met des bâtons dans les roues. Je me trouve un métier, un entreprise, eh bah non, ils ne veulent pas me faire une convention de stage. On m’a glissé dans l’oreille que c’est parce que je ne suis pas allocataire, et que priorité est donnée aux vilains parasites qui touchent l’argent du contribuable. Mouais, j’en connais, des « vilains parasites » et ils ont tout autant de difficultés que moi à se réorienter.

– Ensuite, parce que je ne supporte pas l’école. Je ne supporte pas d’être entourée de monde, d’être forcée à travailler en groupe -la plupart du temps avec des débiles qui me laissent tout le boulot pour en récolter les lauriers-, et j’ai trop de souvenirs traumatisants là-bas pour avoir envie d’y remettre les pieds.

– Enfin, qui dit métier qui m’intéresse ne dit pas formation accessible pour autant ! Tarifs exorbitants, école dans une autre ville, secteur bouché… etc, etc, etc.

Je ne sais pas quel métier serait vraiment fait pour moi. Je n’ai aucune vocation, rien qui me branche plus que ça. En dehors de mes « passions » (je dis passions car ça me plaît, je m’y intéresse, mais pas au point d’y consacrer ma vie) il n’y a aucun secteur dans lequel je me verrais continuellement. Par contre il y a des secteurs dans lesquels je ne me vois pas du tout, c’est déjà ça !

Je suis quelqu’un qui supporte très mal, voire pas du tout, le contact humain. Il y a tellement de clients qui se permettent de prendre les employés de haut, de gens méprisants, pédants… à une époque, je supportais sans broncher, mais aujourd’hui, à force de me prendre des portes claquées en plein visage, je ne peux tout simplement pas supporter un client qui me prend de haut sans répliquer, et ça, forcément, ça ne passe pas au sein d’entreprises qui considèrent le client comme roi. Moi, les rois, je leur coupe la tête, je suis une bonne française. Mais ne pas supporter le contact humain ferme énormément de portes, y compris dans les boulots alimentaires. Vous voyez une caissière insultée répliquer d’une baffe en pleine gueule ? Vous ne la reverriez pas lors de vos prochaines courses… même si pour le coup elle aurait raison !

A une époque, je faisais pas mal de tests d’orientation. Plus pour rigoler qu’autre chose (certains résultats sont quand même sacrément what the fuck) mais dans l’ensemble, ils donnent des pistes qui ne sont pas négligeables. J’ai fait une petite sélection de résultats qui me correspondent plutôt bien :

« Chez toi, c’est la logique qui prime ! Super réfléchie, tu analyses systématiquement tous les problèmes qui se posent à toi et tu prends le temps d’établir un plan bien carré avant de t’y attaquer.

C’est d’ailleurs vers toi qu’on se tourne quand on a besoin d’une personne organisée et calme. Tu vas à l’essentiel, sans t’embarrasser de petits détails insignifiants. »

Et c’est plutôt vrai ! Même si je perd mon calme face à la connerie humaine, je suis quand même quelqu’un de flegmatique. Par contre, les métiers conseillés par ce site ne m’inspirent pas énormément : Comptable, commerciale, informaticienne, médecin, chercheuse… rien qui me tente.

Vous avez le goût des activités de classification, d’organisation et de gestion. Le côté répétitif d’une activité ne vous effraie pas. Vous pouvez vous adapter à des structures importantes et jouer un rôle facilitateur.

Oui en effet, le côté répétitif d’une tâche ne m’effraie pas du tout, ça me rassure même. J’ai une excellente mémoire et donc je sais que je fais ma tâche correctement, je n’ai aucunement besoin de stresser. Par contre, ça ne veut pas dire que je ne me lasse pas au bout d’un moment… parmi les métiers proposés, la comptabilité revient encore. Pourtant, je ne suis pas super à l’aise avec les chiffres, même si je suppose que c’est une question d’habitude. On me propose aussi le secrétariat ou de devenir juriste. Rien qui me tente non plus.

J’ai également fait un test de personnalité :

Investigateur 100 %

Les personnes de ce type ont besoin d’étendre leurs connaissances en permanence. Elles aiment observer, rechercher de l’information, comprendre leur environnement et résoudre des problèmes. Elles se sentent à l’aise dans les activités nécessitant de la réflexion.

Méthodique 65 %

Les personnes de ce type ont une préférence pour les activités méthodiques avec un objectif précis. Elles savent instruire des dossiers, mettre en œœuvre des procédures, gérer des données chiffrées. Elles apprécient de travailler dans un environnement bien organisé.

Le premier aspect est tout à fait vrai. Je m’intéresse à énormément de choses et j’ai toujours besoin d’en savoir plus : je fouille les tréfonds de l’internet et des bibliothèques pour trouver l’information que je veux. Le souci, c’est que je m’intéresse… à ce qui m’intéresse, et le reste, je m’en tamponne le coquillard. Je serais incapable de mettre en œuvre tant de recherches pour quelque chose qui ne m’intéresse pas. J’aime être la tête pensante derrière un projet, celle qui l’organise dans l’ombre, celle qui fuit les projecteurs. Pour le deuxième aspect, ça me correspond aussi plutôt bien, à part pour les données chiffrées, mais comme expliqué précédemment je suppose que c’est une question d’habitude. Une fois de plus on me présente des métiers administratifs et financiers. D’un côté, oui, avoir le nez dans la paperasse ne me dérange pas, de l’autre, tout dépendra de l’environnement : si je dois travailler avec des gens qui ne branlent rien, des bavards, des intrusifs, je vais juste devenir folle. J’ai besoin d’avoir MON bureau, avec une porte qui ferme. A clé.
Un dernier test m’a également dirigée vers la voie de l’audit, de la compta. Il faut croire que les concepteurs de tests aimeraient me voir jongler avec les chiffres. La compta. Ce n’est pas un métier qui m’attire, mais d’un autre côté, ce n’est pas un métier qui me fait vomir rien que d’y penser. Je me dis « pourquoi pas ». Mais pour s’orienter là-dedans, il faut un diplôme, et donc, il faut que je reprenne mes études… et pour ça, le souci de la phobie scolaire se pose. Sans compter que je veux une formation pratique, pas seulement théorique, sinon je suis bonne pour retourner à Pôle Emploi. Il me faut de l’expérience professionnelle. De préférence en grande entreprise, pour ne pas avoir trop de responsabilités. Car qui dit responsabilités dit contacts fréquents… et je préfère me fondre dans la masse !
En fait, il y a toujours un obstacle à une éventuelle réorientation. Il me faudrait vraiment une formation où je suis 100% du temps en entreprise, tranquillou… mais ça, je crois que ça s’appelle un travail, tout simplement ! Et le monde du travail ne semble pas très enclin à m’accueillir.
On me dit souvent qu’il existe des associations d’aide à l’orientation, la réorientation, et j’ai tenté d’en approcher certaines. Mais à chaque fois on me répond que j’ai un diplôme, que je suis encore jeune, donc je ne suis pas à plaindre et au revoir mademoiselle. On me dit aussi d’exploiter mon « talent » (parce que je ne vois franchement pas ce que j’ai d’exceptionnel) en écriture. Sauf qu’on ne devient ni écrivain, ni rédacteur en claquant des doigts ! J’ai été rédactrice bénévole pour le site jeuxonline il fut un temps, mais… bénévole, ben ça prend du temps et ça ne paie pas les factures. Et visiblement ça ne compte pas comme expérience professionnelle.
Bref, je ne sais pas vraiment comment me réorienter. J’aimerais bien apprendre un métier à l’ancienne, sur le terrain, sans avoir à me goinfrer de théorie qui la plupart du temps ne s’appliquera jamais (un peu comme étudier la civilisation quand on devient traductrice : c’est juste useless). Je peux emmagasiner tellement de connaissances en peu de temps… je devrais peut-être faire du droit tenez, je n’aurais aucun mal à retenir des milliers de définitions et de cas x) Ou alors, je continue de postuler partout jusqu’à trouver un boulot alimentaire sans perspective d’évolution. C’est pas mal ça aussi.

 

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4 réflexions sur “Mais comment savoir quel métier est fait pour moi ?

  1. Je me suis aussi sentie perdue après ma licence de traduction et j’ai tenté un peu au pif de m’orienter vers un master LEA.. maintenant je suis en master marketing alors que je ne savais même pas ce que c’était il y a un an ! Comme quoi, des fois le hasard fait bien les choses ! J’espère que tu trouveras 🙂

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    1. J’étais censée oui, mais il y a eu une couille dans le potage avec mon employeur si je puis dire, j’en ai parlé. Du coup je n’avais plus d’employeur et vu la difficulté pour trouver une autre librairie, couplé à ma phobie scolaire que je n’ai pas réussi à vaincre, j’ai lâché le bouzin.

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