Une nouvelle piste prometteuse… et une grève du RER A.

Il y a quelques jours, je recevais une offre de Pôle Emploi. Bon, rien de bien transcendant, j’en reçois énormément, dont 9/10 qui ne correspondent pas du tout à mon profil ou à mes capacités. Mais celle-ci m’intéressait. C’était une offre pour travailler en pharmacie et parapharmacie, un CDD de quelques mois renouvelable précédé d’une formation en alternance de 2 mois et demi. Ce n’est pas un domaine auquel j’aurais pensé spontanément, car je pensais qu’il fallait un diplôme spécifique pour travailler dans ce genre d’endroit. Visiblement non.

Il fallait y postuler via Pôle Emploi mais comme le nom de l’entreprise était mentionné j’ai préféré y postuler directement. Et grand bien m’en a pris car lorsque j’ai été rappelée, la personne m’a dit que Pôle Emploi ne leur avait pas transmis ma candidature (en fait j’avais d’abord postulé via Pôle avant de me rendre compte que pour une fois le nom de l’entreprise était marqué, et donc renvoyer ma candidature directement à l’entreprise). Quand je vois ça, ça en dit long sur les offres uniquement accessibles via télé-candidature… je dis ça je dis rien, ne soyons pas mauvaise langue.

Bref, voilà que je me fais inviter à une réunion d’information. Je ne suis pas fan de ce genre de truc, mais pourquoi pas, au moins ça permet d’éclaircir quelques zones d’ombre car l’offre n’était pas très riche en détails. On m’appelle la veille pour le lendemain, ça par contre je n’ai pas trop apprécié, car je suis en pleine période d’examens médicaux pour renouveler mes droits auprès de la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées). Oui tout à fait, je dois faire des renouvellements de droits alors que ma maladie est incurable et dégénérative, nique la logique.

Après une nuit agitée pour cause de chat à la diète qui a faim, je me lève tranquillement et file sur le site de la RATP pour voir s’il y avait des problèmes sur ma ligne RER. Aucun. Je préfère vérifier car en tant que poissarde congénitale, c’est une base. Mais là tout allait bien et je me suis dit que pour une fois, je pourrai aller à un entretien sans que 35.000 problèmes m’arrivent sur le chemin. Mais Murphy m’aime bien et me l’a encore prouvé.

Après de longues minutes dans un bus inhabituellement bondé pour l’heure, je me retrouve devant la gare RER, pour prendre le RER supposé m’emmener jusqu’au local de la réunion. Et là je vois (photo de top qualité prise avec mon super téléphone, on ne rigole pas) :

Grève RER A(Putain de photo qui se retouuuuuurne)

Sur le coup j’étais en mode « putain, c’est sérieux ? » et je me suis mise à ricaner comme une idiote, comprenant bien vite que le temps de faire tout un détour pour reprendre un bus puis le métro, j’allais rater la réunion. Un journaliste, pourvu de sa caméra, me regardait bizarrement et je l’ai vu me filmer en douce pendant que je pianotais sur mon téléphone, affolée, pour demander à mon copain s’il pouvait regarder un autre itinéraire pour que j’arrive à temps.

Mais ce n’était pas possible, il me fallait 2h45 pour faire le détour et il me restait 45 minutes avant le début de la réunion. Merde. Sans compter que les bus allant à la Défense étaient pire que bondés et si ça se trouve je n’aurais même pas pu en attraper un.

J’étais au bord des larmes. Pendant je ne sais pas combien de mois, je n’avais rien à foutre de mes journées et le monde tournait rond, mais LE jour où j’ai un entretien, il faut que ça foire, et évidemment sur MA ligne. Je sais que c’est égoïste de ne penser qu’à moi alors que quelqu’un a été agressé, mais je pense que quand on en est rendu à mon stade de « mort de faim du boulot » on en a juste plus rien à foutre. Sur le coup j’ai pensé « Oui un type a été agressé, mais il n’a pas de collègues pour faire fonctionner la ligne ? ».

J’ai appris en rentrant qu’en fait les collègues en question se sont mis en grève spontanée juste après l’agression. Et que j’avais été plutôt chanceuse d’arriver après coup car certains on mis plus d’une heure à sortir de leur arrêt.

Une fois à la maison, j’ai appelé l’entreprise, la rage au ventre, pour leur dire que je ne pouvais pas venir en raison de l’arrêt de la ligne du RER A. Je pensais me faire rembarrer mais on m’a dit que je n’étais pas la seule, et que du coup je pouvais venir à la réunion de la semaine prochaine. Qui tombe pile pendant une de mes séances de CAP Emploi, mais pour le coup le CAP n’est pas prioritaire. Mais je ne peux pas m’empêcher de penser que ma crédibilité en prend un sacré coup par rapport à ceux qui, véhiculés, on pu venir à la réunion sans problème. Je crois que si je me fais recaler à cette formation pré-emploi à cause d’une foutue grève je vais en vouloir à la terre entière.

#RERA

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