Prendre mon temps

sablier

Il y a quelques jours, ma conseillère m’a encore rappelée pour savoir « où ça en était ». J’ai l’impression qu’elle n’a pas l’intention de me lâcher les baskets. Elle m’a d’ailleurs renvoyé les offres qu’on avait vues pendant l’entretien (et pour lesquelles je lui ai dit que ce n’était pas possible de postuler) avec obligation de candidater sinon radiation. J’ai râlé suite à ça et elle m’a répondu que c’était la procédure, que je devais postuler aux offres vues en entretien. Je n’ai postulé nulle part et je me suis même payé le luxe de demander une attestation du directeur du magasin de mon homme qui lui dit de cesser de me forcer à postuler dans son magasin, car ils n’acceptent pas les couples et refusent de traiter mes candidatures. Voilà, ça calme.

Cependant elle a trouvé le moyen d’insister sur l’importance des PMSMP (Période de Mise en Situation en Milieu Professionnel) pour me faire une idée de certains métiers et appuyer mon dossier de reprise d’études, si du moins c’est encore d’actualité. Elle est mignonne avec ses PMSMP mais elle m’a confirmé que ce n’était ni rémunéré par l’entreprise (à la rigueur ils peuvent m’offrir quelques échantillons ou un pot de départ, mais rien en termes de salaire) ni par Pôle Emploi, et le but premier de ma recherche, c’est quand même de pouvoir gagner ma vie pour cesser d’être à charge. Si je dois aller travailler pour des clous, autant que ce soit réfléchi, je n’ai pas envie d’enchaîner les stages pour rien. Sans compter que faire un stage c’est bien beau, mais s’il n’y a aucun débouché derrière, ça ne sert pas à grand chose. J’admets que faire un stage dans un domaine qui me plaît mais qui n’est pas très porteur (comme par exemple les métiers du livre) peut se révéler plaisant, mais ce n’est pas ma priorité.

Il s’agit donc pour moi de définir ce que je veux exactement. Un domaine qui me plaît ? Un domaine porteur ? L’un n’empêche pas l’autre mais ce n’est pas toujours compatible. Pour moi ce qui importe surtout c’est :

  • La sécurité de l’emploi.
  • Une reprise d’études courte, voir très courte, et dans l’idéal aucune reprise d’études du tout.
  • Un domaine qui ne demande pas 35 millions de diplômes ou 20 ans d’expérience pour débuter.

Certains me diront que je cherche le beurre et l’argent du beurre, ce n’est peut-être pas tout à fait faux, mais je ne vois pas les choses comme ça. Je vois plutôt le stage comme un investissement de ma part avec une attente de bénéfices derrière. Je parais certes un peu radine mais pour moi le travail n’est rien d’autre qu’un moyen légal de remplir son compte en banque. Un stage, c’est quelque chose qui n’est pas rémunéré, les études non plus. Je tiens donc à passer le moins de temps possible dans cette phase. Pour moi ce doit être un tremplin et non quelque chose que je fais pour m’occuper en attendant mieux.

Les métiers de rédaction me tentent beaucoup, mais je n’ai pas de bons échos concernant les débouchés. Un stage dans le domaine me permettrait peut-être d’avoir le bon son de cloche à ce sujet, de savoir vraiment ce que les recruteurs attendent, tant en termes de diplômes que d’expérience, et d’avoir une idée du nombre de candidatures pour un seul poste. Et aussi quel est le type de contrat le plus répandu, parce que si c’est pour enchaîner les petits CDD non merci.

La comptabilité me fait toujours hésiter. J’ai été très déçue par mon échec au GRETA mais il m’a permis de soulever un détail : mon rapport aux matières scientifiques. Je détestais les maths à l’école, et après cet échec, j’ai voulu me remettre un peu dans le bain au cas ou. Mais je n’y arrive pas. Je n’aime pas les maths, c’est fou. Je n’arrive pas à en voir l’utilité et ça me débecte. Donc est-ce vraiment une bonne idée de vouloir faire de la comptabilité avec une quasi-aversion envers les maths ? Je n’en suis pas sûre. Pour le moment j’ai décidé de mettre cette option de côté.

De même, les métiers du livre me tentent vraiment mais ont très peu, voir pas de débouchés. Sans compter que la concurrence est très rude, surtout de la part d’entreprises comme Amazon. J’ai eu la possibilité de postuler à un stage auprès d’une libraire indépendante qui édite la box livres Exploratology, mais j’ai laissé passer cette chance car j’étais à fond sur ma reprise d’études via le GRETA. Je le regrette vraiment, car ce stage m’aurait non seulement permis de travailler un peu dans un domaine que j’aime mais en plus, j’aurais pu avoir une idée des difficultés des auto-entrepreneurs. J’ai envie de me flanquer des baffes, mais bon, maintenant c’est trop tard, ça m’apprendra à ne pas savoir me concentrer sur plusieurs projets à la fois. M’enfin je dis ça mais même si j’avais postulé, je n’aurais pas forcément été prise. Je préfère me dire ça pour me consoler ! 🙂

Ma mère m’a également parlé d’un projet que j’avais eu il y a quelques années, celui de travailler dans les Pompes Funèbres. Dit comme ça, ça fait glauque, mais j’ai un tempérament froid, je ne me laisse pas gagner par les sentiments des autres, et j’ai un rapport à la mort assez particulier, et tout ceci fait que je pourrais, je pense, travailler dans ce domaine. Dans mon cas il s’agirait plus du métier d’assistant ou de conseiller funéraire. Cependant c’est un métier qui demande un diplôme spécifique, et un certificat de qualification professionnelle délivré par la profession. Après, ça ne me coûte pas grand chose d’aller faire un stage puis de me renseigner sur les diplômes demandés, si du moins j’arrive à trouver une entreprise pour m’accueillir. C’est une piste que j’aimerais bien creuser (ceci n’est pas un jeu de mots glauque). Après, si vous, vous avez des informations, je prends ! 😉

Bref, en ce moment, je me creuse les méninges, je me renseigne, tout en postulant à quelques offres plus ou moins intéressantes par ci par là histoire que ma conseillère ne vienne pas me mettre des coups de pression. Je l’ai déjà bien rembarrée avec ses histoires de radiation car pour être franche, étant donné que je ne touche rien de Pôle Emploi, je n’ai strictement rien à cirer de me faire radier et donc je n’ai pas l’intention de la laisser dicter sa loi, surtout si ça va à l’encontre de mes projets et de mes ambitions. De notre entretien j’ai surtout retenu qu’elle voudrait que je prenne le premier emploi venu pour ne pas faire ma difficile, et ce même si l’emploi ne me permet aucune indépendance ou est en totale contradiction avec ce que je suis. J’ai envie de rire jaune. Si elle essaie de me caler avec des enfants ou des personnes âgées je ne mettrai pas 5 minutes à faire un meurtre. Bref.

Ce que les conseillers de Pôle Emploi comprennent mal, c’est que certaines catégories de métiers demandent une réelle vocation et non juste un appât de pépettes. Ils ne comprennent pas que ce serait dangereux de me faire travailler avec des enfants car je ne les supporte pas. Lorsque je suis en présence d’enfants, j’ai des réflexes violents. Mais non, ça ne leur monte pas au cerveau. Il faut faire sortir la chômeuse des statistiques. Bah, l’avantage, c’est que si on me fait travailler avec des enfants, ça fera sortir de futurs chômeurs des statistiques. Et en plus ça fera de l’emploi dans les pompes funèbres. C’est pas si mal en fait !

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2 réflexions sur “Prendre mon temps

  1. Je suis tout à fait d’accord, c’est bien sympa les stages, surtout si c’est dans un domaine qui nous plait mais si ça ne découle d’aucun projet (reprise d’études/formation) et que le but est juste de tester en sachant que derrière on n’en fera rien, aucune utilité.
    Pour la formation, certaines sont rémunérée, tu le sais je pense, donc c’est un moyen de reprendre des études ou de se former en ayant un petit salaire. J’avais environ 650€ et c’est pas mal mine de rien, même si ça ne fait pas un smic on est d’accord. Bon le soucis est de trouver une formation rémunérée qui corresponde un minimum au projet pro que l’on vise. Ca c’est pas gagné.

    Pour les maths et la compta, mes formateurs nous ont toujours dit qu’au final ça n’avait pas grand chose à voir en fait. Il faut bien sur savoir les bases de calculs pour faire de la compta mais après la difficulté est surtout d’apprendre toute les règles de la compta. Je comprend que pour une entrée en formation en compta, il y aie un test de math mais ne pas savoir ton théorème de Pythagore ne devrait pas être un gros frein à la pratique de la compta.

    « Ce que les conseillers de Pôle Emploi comprennent mal, c’est que certaines catégories de métiers demandent une réelle vocation et non juste un appât de pépettes. » —> je dirais que c’est même le cas de tous les métiers mais, bon, en effet certains sont plus faciles à tenir même sans en avoir la passion. Alors que ceux qui impliquent un rapport humain voir de prendre soin d’une autre personne deviennent un peu plus compliqué si on n’a pas la fibre nécessaire.

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  2. ça a le vent en poupe les PMSMP…. je dois en trouver deux et ma psy du travail (parce que je ne vois plus mon conseiller) ADORE ce truc (« mais si voyons l’entreprise peut voir si ça vous convient sans que vous ne coutiez rien!!!).
    Les métiers du livres c’est bouché … Les pompes funèbres j’avais regardé aussi mais parait qu’au final c’est pas hyper porteur…
    Quant aux forma, aux stages, aux radiations… tout pour nous faire dégager des stats.

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