Des nouvelles

Depuis le lancement de ma cagnotte, j’ai entamé quelques démarches afin d’affiner mon organisation.

Déjà, j’ai eu droit au fameux rendez-vous de l’horreur à la MDPH pour tenter de renouveler mon AAH. J’ai raconté l’entretien sur mon blog humeurs, et pour être franche avec vous j’en suis encore déprimée. J’espère que c’était une exception, que ce n’est pas comme ça qu’on traite tous les handicapés en France. Mais vu que ce n’est pas la première fois qu’on m’abandonne malade sans assistance, j’ai des doutes.

Sincèrement, on peut vivre avec un handicap, mais moralement, c’est dur, parce qu’on vous considère toujours comme inférieur, on vous fait comprendre que vous faites chier à toucher des allocations, et si le handicap ne se voit pas on vous culpabilise encore plus en vous disant que « ce n’est rien ».

Alors quand en plus, les organismes censés nous aider sont si violents, si peu empathes, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

Bref, j’ai quand même entrepris certaines démarches, en me basant sur le fait que la cagnotte réussira, bien entendu. Je perds parfois espoir mais elle semble bien partie, et je remercie d’ailleurs infiniment ceux qui, parmi mes lecteurs, ont partagé et même participé (L., je ne sais pas si tu me lis actuellement, mais je n’ai même plus de mots pour dire merci tant je suis touchée. Je n’ai pas grand espoir en l’humanité et pourtant… enfin je veux dire, je suis toujours négative sur ce blog, pas tendre du tout et pourtant des gens comme toi viennent m’aider. Merci, merci, merci, j’en ai eu les larmes aux yeux). Je crois qu’il va falloir que je revoie mon opinion des gens ! 🙂

J’ai commencé par retirer le dossier pour refaire une demande de carte Améthyste. Je l’avais déjà fait et j’avais essuyé un refus, pas assez handicapée, mais pouvoir me déplacer à tarif réduit, voir gratuitement serait d’une grande aide dans mes démarches et même dans ma recherche d’emploi. J’en ai marre des entretiens à plus de 10 euros qui ne donnent rien par la suite. Je n’ai ni réduction chômeur ni réduction handicap alors que j’en ai grandement besoin. Alors je retente, qui sait, je tomberai peut-être sur quelqu’un de plus compréhensif. (j’ai oublié quelques secondes ma malchance légendaire en écrivant la phrase précédente)

J’ai aussi démarché de nouveau l’école Cenatho, pour avoir éventuellement d’autres idées de financement, et ils m’ont répondu qu’hélas obtenir un financement pour une formation de naturopathie était quasiment impossible. Ils m’ont également avertie que… les classes pour la prochaine session étaient complètes et que si j’envoyais mon dossier je ne serais que sur liste d’attente. Et pour l’être, il faut que je renvoie le dossier maintenant.

Je suis un peu étonnée car quand j’avais appelé il était encore temps de s’inscrire. Mais je remarque que sur le mail la personne m’a parlé d’inscriptions complètes pour la formation en naturopathie, et non de conseillère en naturopathie. Cependant l’urgence de l’inscription se fait sentir si je veux être admise à la prochaine session. Je ne peux pas attendre la fin de la cagnotte. Problème, un chèque d’acompte de 600 euros est demandé. Il ne sera encaissé que si je suis acceptée, mais je fais comment si je suis acceptée, qu’ils encaissent le chèque et que ma cagnotte ne parvient pas jusqu’au bout ? Je vais juste me ruiner…

En plus de ça, mon homme s’est mis au permis (il passe le code aujourd’hui, on lui souhaite bonne chance !) et veut partir dès qu’il a la voiture. Déjà qu’il ne voulait pas attendre ma session de février 2018 pour la formation, il n’attendra clairement pas la suivante. Enfin, peut-être qu’il ne sera pas chanceux dans ses candidatures pour quitter Paris et que je pourrai m’inscrire à la prochaine session mais ça reste difficile de m’organiser dans l’inconnu. On ne pourra pas refuser l’opportunité de quitter Paris si elle se présente, depuis le temps qu’on veut partir. Pour notre santé et notre portefeuille.

Du coup il me reste plusieurs solutions :

– La cagnotte ne va pas jusqu’au bout, problème réglé, je ne pourrai pas m’inscrire et donc même si je suis acceptée je me désisterai.

– La cagnotte va jusqu’au bout mais mon homme décroche une opportunité pour quitter Paris :

  1. On s’en va, j’ai l’argent de la cagnotte et je m’en servirai dans un premier temps pour la première partie de mon objectif, faire la formation de la CCI et passer le PSC1. Le reste de l’argent ira sur un compte épargne en attendant de voir les possibilités offertes par notre ville d’accueil. Les écoles de la FENA sont recommandées et fiables mais si je n’ai pas la possibilité d’étudier chez eux il faudra bien me débrouiller autrement.
  2. J’ai aussi la possibilité de m’inscrire malgré tout au Cenatho et venir en train/AirBNB pour les semaines de cours. Problème, ça risque de revenir cher, plus cher que ce qui était prévu à la base. Mais j’aurai une formation fiable. Si je trouve quelqu’un pour me loger je pourrai éviter AirBNB, à voir. Je n’ai pas beaucoup d’amis mais peut-être que l’un d’entre eux pourra me rendre ce service. Ainsi je n’aurai « que » le coût du train et de ma bouffe sur place.
  3. Il reste aussi la solution de la formation à distance, mais je suis moins fan, déjà parce qu’elle sera plus chère que le montant de ma cagnotte et aussi parce que ces formations manquent de pratique. J’ai eu l’occasion de lire des articles de blog sur les formations en naturopathie et même pour conseiller, ça demande de la pratique. Des exercices en classe. Et pouvoir échanger en direct avec les professeurs est bien trop instructif pour s’en passer. J’ai peur qu’une formation à distance soit de moindre qualité.

Enfin, mon homme a réussi à me décrocher un contrat d’un mois dans son entreprise, qui peut éventuellement se prolonger par la suite. S’il se prolonge ça me permettra de faire des économies, et s’il se prolonge suffisamment longtemps de carrément annuler ma cagnotte car je pourrai financer mes projets toute seule. Mais ne mettons pas la charrue avant les bœufs : déjà parce que je connais la boîte de mon homme et qu’ils me l’ont fait à l’envers plusieurs fois. Ensuite parce que ce contrat est en boulangerie, et que le coin boulangerie se situe à l’entrée, à côté des portes automatiques où se massent tous les fumeurs pour leur pause : je vais donc encore plus subir la clope des autres que dans mon précédent contrat, avec les conséquences sur ma santé que l’on connaît. Mais malheureusement, n’ayant aucune piste pour un job et ayant besoin d’argent je n’ai pas pu refuser. Mon homme a bon espoir de parvenir à me passer en épicerie, ce qui résoudrait le problème de la clope, mais je doute que ce soit accepté puisque ce magasin ne veut pas de couples qui bossent ensemble.

Bref, voilà voilà, je suis un peu dans l’incertitude mais je continue mes démarches. J’hésite encore à renvoyer mon dossier au Cenatho mais je suppose que je n’ai pas trop le choix. Au pire, je me désisterai.

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